Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 16:54

Mots clés et définitions: 

Masse : qui concerne la grande majorité du corps social, considéré comme culturellement homogène.

 Consommation de masse :

Dans une société de consommation, la grande majorité de la population a accès à un nombre élevé de biens et de services, qu'elle « consomme » (c'est-à-dire achète, utilise et remplace) à un rythme accéléré ; la croissance économique et la prospérité générale dépendent du niveau de la consommation.

 

Culture de masse :

Ensemble des pratiques culturelles diffusées auprès d’un large public et qui consiste à la consommation d'objets d'art comme une forme de loisirs parmi d'autres.

Nous parlons ainsi couramment d'industrie du disque, de marché du cinéma. Elle ne se confond pas avec la culture populaire.

La culture de masse est donc en premier lieu une culture de divertissement et qui a permis un « dialogue » entre les classes sociales.

 

Borne chrono de début : Au cœur des Trente Glorieuses

Naissance de la V°

 République


Borne chrono de fin : Aujourd’hui ! Ce qui inclue le passage par le ralentissement économique à partir des 2 chocs pétroliers.

 

France : 

Pays développé et riche

 Pays en pleine croissance économique qui connaît un « miracle à la française » jusqu’à la fin des années 1960.

Il s’y produit les mêmes évolutions sociétales et l’uniformisation des comportements liés à la mondialisation




 

 

 

Problématique :

Quels sont les facteurs favorisant  la progression et l’apogée de la consommation de masse à partir des années 1960? Quel impact a-t-elle eu sur la culture ?  Le phénomène de massification induit-il une démocratisation et une homogénéisation des pratiques culturelles ? Aujourd’hui, peut-on encore parler de culture ou de loisirs de masse ?

 

Plan

 I.              Un contexte économique et la volonté politique favorables à la massification.

 A.   Les Trente Glorieuses : « le miracle à la française »

a)               Une modernisation de l’économie

b)               Un enrichissement collectif : l’élévation du niveau de vie.

B.   L’accès massif des ménages à la consommation : « je consomme donc je suis »

a)               L’incitation au crédit

b)               Grandes surfaces et essor de la publicité

C.   L’invention de la politique culturelle et la démocratisation de l’enseignement

a)               Malraux, les musées et la fête de la musique

b)               La démocratisation de l’enseignement : une œuvre inachevée.

 II.            La société de consommation et la mutation des structures de la société française.

 A.   L’acteur principal : la jeunesse du baby-boom.

 B.   La modernisation des normes familiales et des mœurs

a)               La révolution de la cellule familiale

b)               Emancipations féminine et des jeunes : la volonté de différenciation culturelle

  • Vers l’égalité des sexes
  • L’invention de l’adolescent : nouveaux codes culturels et nouveau consommateur.
  1. C.   Une société urbaine en quête de confort : des cadres de vie renouvelés.

a)               Des urbains et des HLM

b)               La révolution domestique.

 III.           Vers une évolution commune : la consommation culturelle de masse.

 A.   L’invention du temps libre

a)               Congés payés et baisse de la durée de travail

b)               Le tourisme de masse

B.   Les relais culturels et l’irruption de l’audio-visuel.

a)               La mutation permanente des supports traditionnels (livre, presse, radio, cinéma)

b)               Les musées font de la résistance

c)               La télévision : Big Brother is cultural ?

d)               La dématérialisation du support culturel : le numérique.

 C.   Nouvelles  pratiques culturelles (« tout est-il devenu culture ? ») et exclus.

a)               Rôle du sport dans la culture de masse

b)               La culture écologiste et environnementale

c)            Les exclus de l'uniformisation culturelle et de l'accès à la culture.

 

Conclusion :

Depuis les années 1960, L’élévation du niveau de vie et la mondialisation ont fait entrer la société française dans la consommation de masse.  La culture, d’abord élitiste, n’a pas échappé à la règle en devenant une valeurmarchande à part entière. Pourtant, la culture de masse, à certains égards constitue un véritable progrès car elle permet à tous d’accéder à la culture, aux vacances, aux loisirs. De même, la culture de masse est l’exemple d’un métissage des cultures qui en crée une nouvelle. Toutefois elle est fortement liée à une dimension consumériste comme si la culture était un produit comme les autres, perçue comme un loisir. Hannah Arendt avait-elle raison de mettre en apparence cet aspect dans La Crise de la Culture : « La culture se trouve détruite pour engendrer le loisir » ?

Par Renouleaud Regis - Publié dans : Terminale Histoire
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 21:13

Si vous le pouvez, vous avez un documentaire demain soir sur Klaus Barbie, surnommé le boucher de Lyon. Il était le chef de la Gestapo dans la région lyonnaise. 

Son procès a eu lieu en 1987 en France.

 

Par Renouleaud Regis - Publié dans : infos
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 17:40

 

we are making a new world

Dans le cadre de l'épreuve d'explication de document en histoire, vous pouvez également traiter une oeuvre d'art. Je vous propose un tableau de Paul Nash; vous connaissez ce peintre car nous avions vu une de ses oeuvres (L'Assaut: dans un paysage enneigé, des soldats sortent de la tranchées, bras balants, avec la certitude de ne pas revenir ).

  • Ce tableau a été peint en 1918 et se nomme "We are making a new world"Il est cité dans l'ouvrage dont je vous ai parlé en classe :L'apocalypse de la modernité . La Grande guerre et l'homme nouveau de l'auteur italien Emilio Gentile. En fait Gentile  décrit le paysage que l'anglais Paul Nash réalise alors qu'il combat sur le front occidental.Voici sa subtile et précise description:

" Un soleil blanc se lève sur d'arides montagnes aux couleurs de sang, ses rayons laiteux jettent une lumière crépusculaire sur un paysage lugubre, peuplé de moignons d'arbres squelettiques, enfoncés dans un terrain bouleversé et nu, semblable à un marécage bouillonnant d'un liquide visqueux et verdâtre. On ne voit aucun animal ni aucun être humain; de l'oeuvre de l'homme pas une trace. Tout est désert et vide. seuls les troncs se découpent ici, épars, tordus, rigides, évoquant de spectrales silhouettes vaguement humaines, vidées de leur humanité par une vénéneuse consomption intérieure ou par un incendie dévastateur, qui a réduit à néant toute forme de vie."

 

Ce que Nash voit, durant sa courte expérience combattante, à la suite de la bataille de Passchendaele (connue sous le nom de 3° bataille d'Ypres), en 1917, transforme radicalement son art et son attitude face à la mort. le paysage que Nash avait vu était pour lui un défi puissant à la nature, dans son printemps naissant. La tableau représente un paysage qui n'est plus qu'un bourbier stérile. Nash exprime par la mort de la nature, la mort des hommes. Dans une lettre à son épouse il a écrit ce qu'il vivait comme une expérience d'apocalypse "le mal  seul peut être le maître de cérémonie dans cette guerre : pas la moindre lueur de la main de Dieu est visible ici."

Le feuJe vous recommande également la lecture du "le Feu de Henri Barbusse avec un assaut dantesque où le soldat fait une description d'un enfer, du chaos. les 4 éléments sont mélangés par l'auteur qui crée des images où il mêle la terre et le feu, l'eau et le vent,... Je les ai mis en gras. Le combattant est agressé par le bruit, les odeurs, les armes, le terrain, ... Je vous laisse découvrir ce texte magnifique et bouleversant: 

"On descend sur le terrain glissant et inégal, avec des gestes automatiques, en s’aidant parfois du fusil agrandi de la baïonnette. (…)

Le talus, de tous côtés, s’est couvert d’hommes qui se mettent à dévaler en même temps que nous. À droite se dessine la silhouette d’une compagnie qui gagne le ravin par le boyau 97, un ancien ouvrage allemand en ruines.

Nous traversons nos fils de fer par les passages. (…)Quelques balles arrivent alors entre nous. (…)

Mais le son de sa voix est emporté : brusquement, devant nous, sur toute la largeur de la descente, de sombres flammes s’élancent en frappant l’air de détonations épouvantables. En ligne, de gauche à droite, des fusants sortent du ciel, des explosifs sortent de la terre. C’est un effroyable rideau qui nous sépare du monde, nous sépare du passé et de l’avenir. On s’arrête, plantés au sol, stupéfiés par la nuée soudaine qui tonne de toutes parts (…). On trébuche, on se retient les uns aux autres, dans de grands flots de fumée. On voit, avec de stridents fracas et des cyclones de terre pulvérisée, vers le fond, où nous nous précipitons pêle-mêle, s’ouvrir des cratères, çà et là, à côté les uns des autres, les uns dans les autres. Puis on ne sait plus où tombent les décharges. Des rafales se déchaînent si monstrueusement retentissantes qu’on se sent annihilé par le seul bruit de ces averses de tonnerre, de ces grandes étoiles de débris qui se forment en l’air. On voit, on sent passer près de sa tête des éclats avec leur cri de fer rouge dans l’eau. À un coup, je lâche mon fusil, tellement le souffle d’une explosion m’a brûlé les mains. Je le ramasse en chancelant et repars tête baissée dans la tempête à lueurs fauves, dans la pluie écrasante des laves(…). Les stridences des éclats qui passent vous font mal aux oreilles, vous frappent sur la nuque, vous traversent les tempes, et on ne peut retenir un cri lorsqu’on les subit. On a le cœur soulevé, tordu par l’odeur soufrée. Les souffles de la mort nous poussent, nous soulèvent, nous balancent. On bondit ; on ne sait pas où on marche. Les yeux clignent, s’aveuglent et pleurent. Devant nous, la vue est obstruée par une avalanche fulgurante, qui tient toute la place.

C’est le barrage. Il faut passer dans ce tourbillon de flammes et ces horribles nuées verticales. On passe. On est passé, au hasard ; j’ai vu, çà et là, des formes tournoyer, s’enlever et se coucher, éclairées d’un brusque reflet d’au-delà. J’ai entrevu des faces étranges qui poussaient des espèces de cris, qu’on apercevait sans les entendre dans l’anéantissement du vacarme. (…). Je me rappelle avoir enjambé un cadavre qui brûlait, tout noir, avec une nappe de sang vermeil qui grésillait sur lui."

Par Renouleaud Regis - Publié dans : Première Histoire
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 23:44

SECURITE COLLECTIVE: Système qui veut assurer la paix sur des bases durables par la mise en place d’une solidarité active entre les Etats qui garantissent mutuellement leur indépendance.

QUATORZE POINTS : Texte de janvier 1918 dans lequel Wilson, le Président des E.-U. , expose les principes qui doivent guider les relations internationales après la Grande guerre.

REPARATIONS : sommes , fixées en 1921 à 132 milliards de francs-or, que l’Allemagne doit payer aux vainqueurs. Causes principales des tensions dans les années 1920.

PACIFISME : idéologie et mouvement niant toute légitimité à la guerre et se donnant pour objectif de la stopper  ou de l’empêcher.

DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX-MÊMES : droit des nationalités à fonder leur propre Etat et de se doter d’un gouvernement indépendant.

BELLICISME : diplomatie fondée sur le recours systématique à la guerre.

TERRES IRREDENTES : terres non rattachées  et revendiquées par l’Italie parce qu’elles sont considérées de langue italienne.

 

Personnages : 

President Woodrow Wilson portrait December 2 1912Th. W. WILSON : Président des Etats Unis de 1914 à 1920.  Il décide de faire entreson pays dans la guerre en 1917 et il défend, dès 1918, l'idée qu'un nouvel ordre mondial doit naître afin de garantir la paix. Artisan de la SDN, il assiste au refus du Sénat américain de ratifier l'entrée des EU à la SDN.

ABriand.jpgAristide BRIAND : ministre, président du Conseil à plusieurs reprises, il devient le défenseur ardent de l'"esprit de Genève", d'une paix généralisée, d'une Europe unifiée. Prix Nobel de la Paix en 1926.

GStressemann.jpgGustav STRESSEMANN : en 1925, ministre des affaires étrangères allemand, il signe avec Briand les accords de Locarno (dont l'acceptation par l'Allemagne des frontières définies par le Traité de Versailles). Il reçoit en 1925, avec Briand, le prix Nobel de la Paix.

 

Dates:

1918 : les 14 points de Wilson

1920: Fondation de la SDN

1925 : Accords de Locarno

1926 : Entrée de l'Allemagne à la SDN

1933 : Allemagne quitte la SDN.

1935 : Italie Annexe l'Ethiopie

1936 : Remilitarisation de la Rhénanie

 

Des lectures sur la Grande guerre

Le-feu.PNGLe-grand-troupeau.PNGA l'ouest rien de nouveau

Ceux de 14Orages d'acier

 

Par Renouleaud Regis - Publié dans : Première Histoire
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 09:37

Correction de l’analyse du document : les grands chantiers d’Aquitaine

Ce document est la première de couverture du dernier journal (n° 43) d’information du Conseil régional d’Aquitaine paru pour novembre et décembre 2011. Il s’agit d’un document promotionnel dont le but est d’informer les Aquitains notamment sur les actions entreprises par le CR sur les territoires de la région. Créées en 1955, les régions ont bénéficié peu à peu d’un transfert de compétences de la part de l’Etat qui leur permet d’agir dans de nombreux domaines ; elles ont acquis une autonomie financière au travers des impôts locaux et des subventions accordées par l’Etat (la DGE). Mais également grâce aux fonds structurels européens.Ici, notre exemple régional est à mettre en perspective par rapport aux autres régions françaises car elles sont des milieux de vie mais surtout des acteurs incontournables de l’aménagement et du développement des territoires. Les grands chantiers évoqués dans le titre nous entraînent à mettre en exergue les rôles et les grands domaines d’action dévolus aux régions, qui sont devenues un véritable échelon administratif, et  les grands enjeux auxquelles elles font face afin d’intégrer leurs territoires à l’échelle nationale et européenne.

En premier lieu des compétences propres à la région nous retrouvons celles qui sont concernent  les missions éducatives et vers la jeunesse. C’est même un poste conséquent de son budget puisqu’elle lui a consacré 192 millions d’€ en 2011 et plus de 650 M d’ € depuis 10 ans. De nombreuses informations permettent d’énumérer les missions éducatives telles la construction du nouveau lycée de Bègles et le titre « 16-25 ans : la région soutient votre élan ». En effet, depuis les lois de décentralisation la construction et l’équipement des lycées sont de son ressort. Depuis peu, les personnels non enseignants et de direction ont été rattachés à la région et sont donc rémunérés par celle-ci. L’image en haut insiste sur l’aide apportée par la région aux jeunes « 16-25 ans : la région soutient votre élan ».

Les parties qui suivent ne sont pas détaillées

Les régions agissent également dans d’autres domaines : économique et promotion des entreprises (apporter des exemples pour tous les domaines), les transports (Les TER et LGV), la recherche, le logement, l’environnement (les parcs régionaux !)

Les régions sont face à de nombreux enjeux tant sur le plan local (régional), national et européen. Là encore développer tous les arguments que je vous soumets.

Sur le plan local(régional) : les territoires de proximité et leurs connexion et interconnexion, la nécessité d’apporter un meilleur cadre de vie, renforcer l’identité régionale (logo, nous sentons nous aquitains avant d’être basques par exemple !), rééquilibrer les espaces en fonction des densités et des activités économiques(le poids de Bordeaux), aménagement du territoire régional (SRADDT).

Une question se pose avec la réforme des collectivités territoriales et la création d’un conseiller territorial réunissant conseiller régional et général.

Sur le plan national et européen : Les CPER ; les projets et le respect des directives de l’UE.

Dans le domaine économique et des communications :

-          l’Arc Atlantique (la LGV est un élément principal)>> Permettre à la région d’être une région dynamique et reliée à la mégalopole européenne ;

-          les eurorégions.

Pour l’environnement : Grenelle de l’Environnement, Natura 2000.

Questionnement possible : accentuation du poids des régions favorisée par l'UE? Principe de subsidiarité. L'Etat peut-il pratiquer une politique plus décentralisée?

 

Le sujet posé aurait pu être : Présente le document et explique quel rôle de la Région il met en évidence. A partir de l’exemple de ta région, montre quels sont les autres domaines d’action et les enjeux pour les régions.

Par Renouleaud Regis - Publié dans : Premières GEO
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Mister R

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Des ressources

Démographie.

Le site de l'INED (Institut national des Etudes Démographiques): des données sérieuses et de bons dossiers thématiques  www.ined.fr

Histoire des arts

Le site Histoire en image : http://www.histoire-image.org/.

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