Partager l'article ! TL&TS Correction Composition : Consommation et culture de masse en France de 1958 à nos jours.: Mots clés et définitions: ...
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Mots clés et définitions:
Masse : qui concerne la grande majorité du corps social, considéré comme culturellement homogène.
Consommation de masse :
Dans une société de consommation, la grande majorité de la population a accès à un nombre élevé de biens et de services, qu'elle « consomme » (c'est-à-dire achète, utilise et remplace) à un rythme accéléré ; la croissance économique et la prospérité générale dépendent du niveau de la consommation.
Culture de masse :
Ensemble des pratiques culturelles diffusées auprès d’un large public et qui consiste à la consommation d'objets d'art comme une forme de loisirs parmi d'autres.
Nous parlons ainsi couramment d'industrie du disque, de marché du cinéma. Elle ne se confond pas avec la culture populaire.
La culture de masse est donc en premier lieu une culture de divertissement et qui a permis un « dialogue » entre les classes sociales.
Borne chrono de début : Au cœur des Trente Glorieuses
Naissance de la V°
République
France :
Pays développé et riche
Pays en pleine croissance économique qui connaît un « miracle à la française » jusqu’à la fin des années 1960.
Il s’y produit les mêmes évolutions sociétales et l’uniformisation des comportements liés à la mondialisation
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Problématique :
Quels sont les facteurs favorisant la progression et l’apogée de la consommation de masse à partir des années 1960? Quel impact a-t-elle eu sur la culture ? Le phénomène de massification induit-il une démocratisation et une homogénéisation des pratiques culturelles ? Aujourd’hui, peut-on encore parler de culture ou de loisirs de masse ?
Plan
I. Un contexte économique et la volonté politique favorables à la massification.
A. Les Trente Glorieuses : « le miracle à la française »
a) Une modernisation de l’économie
b) Un enrichissement collectif : l’élévation du niveau de vie.
B. L’accès massif des ménages à la consommation : « je consomme donc je suis »
a) L’incitation au crédit
b) Grandes surfaces et essor de la publicité
C. L’invention de la politique culturelle et la démocratisation de l’enseignement
a) Malraux, les musées et la fête de la musique
b) La démocratisation de l’enseignement : une œuvre inachevée.
II. La société de consommation et la mutation des structures de la société française.
A. L’acteur principal : la jeunesse du baby-boom.
B. La modernisation des normes familiales et des mœurs
a) La révolution de la cellule familiale
b) Emancipations féminine et des jeunes : la volonté de différenciation culturelle
a) Des urbains et des HLM
b) La révolution domestique.
III. Vers une évolution commune : la consommation culturelle de masse.
A. L’invention du temps libre
a) Congés payés et baisse de la durée de travail
b) Le tourisme de masse
B. Les relais culturels et l’irruption de l’audio-visuel.
a) La mutation permanente des supports traditionnels (livre, presse, radio, cinéma)
b) Les musées font de la résistance
c) La télévision : Big Brother is cultural ?
d) La dématérialisation du support culturel : le numérique.
C. Nouvelles pratiques culturelles (« tout est-il devenu culture ? ») et exclus.
a) Rôle du sport dans la culture de masse
b) La culture écologiste et environnementale
c) Les exclus de l'uniformisation culturelle et de l'accès à la culture.
Conclusion :
Depuis les années 1960, L’élévation du niveau de vie et la mondialisation ont fait entrer la société française dans la consommation de masse. La culture, d’abord élitiste, n’a pas échappé à la règle en devenant une valeurmarchande à part entière. Pourtant, la culture de masse, à certains égards constitue un véritable progrès car elle permet à tous d’accéder à la culture, aux vacances, aux loisirs. De même, la culture de masse est l’exemple d’un métissage des cultures qui en crée une nouvelle. Toutefois elle est fortement liée à une dimension consumériste comme si la culture était un produit comme les autres, perçue comme un loisir. Hannah Arendt avait-elle raison de mettre en apparence cet aspect dans La Crise de la Culture : « La culture se trouve détruite pour engendrer le loisir » ?